mercredi 22 octobre 2008

déchirure de l'âme...

Quand la déchirure crie son angoisse
quand le temps n'efface plus les douleurs
quand le corps affiche
les morsures du soit
pour un soir ou une vie
je n'ai alors plus qu'une envie

m'assoir au rivage de sable
attendant la déferlante
qui recouvre nos désespérances
le regard perdu dans le large
à la recherche d'un point d'amarre
où accrocher mon cœur
rattraper mon esprit qui s'enfuit
s'unissant à la chanson
doucement jouée par le courant
sur les cordes de l'archer
de mon infini douloureux

l'azur d'infinitude doucement s'approche
l'eau m'offrant ses premières caresses
je ne m'appartiens déjà plus
ma tête tournoyante
parle de la douceur
sans fin de cette enveloppe
océane...

je m'y glisse, m'y épuise, m'y abandonne
comme dans les bras d'un amant, emportée
plus de peur, à cette folle chevauchée
juste l'apaisement
d'être portée par l'impalpable
de la sérénité
au bord des lèvres
au bord de l'âme blessée
qui vient mourir dans un frisson

texte déposé

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