mercredi 22 octobre 2008

Les rues....
cent pas sur l'asphalte
cent pas vers le cobalt
cent pas dans le vide
d'une vie déjà perdue
A Manille, Bangkok,
Rio ou ailleurs
étendus sur les pavés
chaque nuit chaque jour
se ferment des yeux d'enfants
sous ces paupières closes
se cachent les cauchemars d'hier
cent fois répétés dans un manège
rouillé par la faim, par l'effroi.
Sous ces paupières closes
que reste t-il de la vie

la mort t'attend au coin d'la rue
prête à te sauter dessus
la mort qui t'attend au coin d'la rue
elle a tout l'temps

les trottoirs pour seul toit
l'avenue pour seule maman
dans ces yeux sombres agrandis
par la peur et la faim
que reste t-il d'enfance
suicidée, l'innocence
oubliée, l'insouciance
vidé, le cœur
affamé, le ventre
arrachés, les rires
déchiré, le bonheur
blessées, les voix
perdus, l'espoir
disparus, les rêves
brisée, la confiance
brulées, les vies...
main tendue
corps vendus
de ces enfants sans terre,
errant dans les rues
de Manille ou d'ailleurs
qui sentent les larmes
la tristesse, la détresse.
Plus de futur
plus d'avenir
dans ces grands yeux noirs
juste l'ombre de la mort

texte déposé toute reproduction même partielle est interdite
sauf demande m'étantadressé

Aucun commentaire: